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L'ODEUR DE LA NUIT.

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: L'ODEUR DE LA NUIT.    Sam 10 Oct - 13:36

VENGEANCES TARDIVES



WAGNER PETROUCHKA

nom : Wagner, comme Richard. Saveurs d'Allemagne, puis finalement d'Autriche qui viennent se répercuter sur le patronyme, les racines qu'ils ne peuvent plus oublier malgré les époques passées. Généalogie de prodiges, ceux qui de leurs doigts créent des arts et des œuvres inachevées mais parfois convoitées. Créativité, imagination, inspiration, les trois mots qui ont défini pendant de longues années les membre de la famille. Vérité dévoilée, valeurs oubliées, génération brisée, désormais considérés comme des ratés. Peinture, sculpture, musique, danse. Ils ont perdu ce petit quelque chose, suprématie volée par les autres. ▲ prénom : Petrouchka, comme dans les histoires de cette dernière. Petrouchka, ne pleure pas. Vaines moqueries qui ne l'ébranlent pas, haussement d'épaule et l'ombre d'un sourire en réponse aux références redondantes. Petrouchka, on ne la surnomme pas. On a pourtant essayé. Mais on a vite compris. Qu'il ne valait mieux pas. Ne pas massacrer l'héritage donné, ce qu'ils faisaient déjà dans la simple prononciation qu'ils ne maîtrisaient pas. ▲ âge et date de naissance : Vingt-et-un ans, six juin 1994. Le temps passe, elle ne le voit pas. Ce n'est qu'un chiffre, qu'elle ne fête plus. Ou qu'elle n'a jamais fêté. Perte de temps inutile. ▲  statut civil : Célibataire. C'est le zéphyr qui file entre vos doigts, refermant votre paume alors qu'elle est déjà loin. L'amour, c'est pour les enfants, qu'on lui a dit maintes et maintes fois. C'est inutile. Infructueux. Un fardeau pour tes épaules, qu'on rabâche alors qu'elle n'a de cesse de répéter qu'elle a compris. Fausse vérité. Elle n'a rien compris. Et elle ne se l'avoue pas. C'est faible, d'aimer. ▲ orientation sexuelle : La peur du toucher des hommes, la peur du regard des femmes qui longent ses courbes. Chaque caresse sur son épiderme, frisson de crainte qui parcourt l'échine alors qu'elle serre la mâchoire, les poings, que la respiration s'emballe. Contact difficile, muscles tendus. Les plus mauvais souvenirs qui remontent. Il n'y en a qu'un face auquel elle ne cille pas. ▲ metier : L'argent, il manque. Les caisses ne se renflouent pas aussi rapidement qu'elle le souhaite. Danseuse au Moulin Rouge, les prunelles posées à chaque mouvement qu'elle entreprend. Tête d'affiche, on vient pour ses prestations et on essaie d'en savoir plus, sur la donzelle qui se cambre au rythme de la mélodie. On la suit, dans la rue. On l'harcèle, on l'attrape par le poignet et ce sont des supplications qu'elle articule. Elle essaie de se montrer confiante, mais ce sont ses genoux qui cognent les pavés des ruelles assombries alors que les mains se perdent dans ses cheveux. Combat perdu, elle cède, puis reprend son chemin. Demain est un autre jour, qu'elle répète. Aussi étudiante,   histoire d'avoir un diplôme, sans grande conviction d'accomplir des prouesses. ▲situation familiale : Plus de parents. Partis, ailleurs, faire leur vie. Ils le méritent. D'avoir une existence meilleure, une fin de vie qu'ils apprécient. Ne plus avoir à s'occuper des tyrans. Deux grands frères, une petite sœur. Tous des chenapans, les viles créatures que l'on craint. Qu'elle craint. ▲ Ton espèce : Faucheuse. N'a jamais été aussi proche de la Mort. Le regard qui se brouille, les corps qui finissent par tomber. Plusieurs fois, elle a tenté. D'arrêter le dessein funeste. Les enfants qui s'effondrent alors qu'ils ont encore toute une vie à contempler. Elle a essayé. Elle a échoué. Les succès ne sont comptés que sur les doigts d'une main. ▲ traits de caractère : Artistique, astucieuse, attachante, aventureuse, compatissante, concentrée, créative, critique, débonnaire, débrouillarde, droite, empathique, indulgente, minutieuse, observatrice, faussement sociable, bagarreuse, bornée, boudeuse, casse-cou, émotive, envieuse, imprudente, impulsive, maladroite, râleuse, résignée, réservée, sournoise. ▲Que penses-tu des créatures ? : Fascinantes. Réelles et pourtant, on en parle comme s'ils étaient encore des mythes. Les histoires courent toujours, les légendes, les récits à en faire frémir les plus courageux. Elle, elle n'est pas effrayée. Les supposés monstres me font moins peur que la race humaine, qu'elle avoue sans grande difficulté. ▲ groupe : Barbes. ▲ crédits : Betsy pour l'avatar, l'en-tête, Serge Quadruppani pour les citations.
MALADIE DE WILLEBRAND. Carmin qui glisse sur son épiderme. Son propre sang qui visite sa peau, tremblante. Saignements spontanés, ecchymoses qui apparaissent sans raison. On la pousse, elle tombe. Égratignure, ça coule pendant une durée anormalement longue. Peau violacée, ici et là, cachée sous les voiles de tissus. Caractéristiques dissimulées, mais expression qui laisse apparaître les supplices.
DADDY COMPLEX. A toujours admiré les visages taillés par le temps, les paternels. Les faciès qui se creusent sous les jours aux allures redondantes, ceux qui vous disent A mon époque..., comme s'ils avaient vécu des millénaires sur les terrains souillés. Malheureusement pour elle, sa peur à découvrir les corps la pousse à ne pas aller plus loin.
ACCENT ALLEMAND. La langue qui claque, les intonations qui peinent à se faire comprendre dans la langue française. Les lettres prononcées étrangement, on trouve que c'est parfois joli, et d'autres fois, on aimerait juste qu'elle se taise à jamais. Elle a du mal, à se faire comprendre, tout comme elle a du mal à elle-même comprendre ce qui l'entoure.
EFFLEURER LES TOUCHES. A longtemps rêvé de devenir pianiste. Elle a pris des cours en étant plus jeune, puis l'on finalement empêché d'atteindre l'esquisse du but. La sœur bien trop jalouse, bien trop envieuse, qui a dû briser les phalanges dans une bagarre préméditée alors qu'elle n'était déjà pas très douée. Mais ça lui a permis de se découvrir une passion. Alors elle ne regrette pas. Bien que l'amertume soit quelque peu présente, au fond de la gorge.
PROTECTEURS. Elle les craint comme elle les admire. Elle ne demande pas leur aide, ils viennent naturellement à son secours. Deux frères, plus âgés. Ceux qui l'ont bercé, puis ceux qui l'ont élevé. A la dure. Comme si le quotidien n'était pas déjà assez difficile. On l'a abandonné, dans une rue. Inconnue. C'était qu'une blague, au début. Ils n'avaient pas pensé. N'avaient pas réfléchi à ce qu'il pouvait se produire. « Eh, t'es perdue ? » Dès lors, elle avait voulu prendre ses jambes à son cou. Bousculée, plaquée au mur. Inconscience, black-out et les prunelles qui ne s'ouvrent que cinq mois plus tard.
BALLET NATIONAL DE L'OPÉRA DE VIENNE. Candidature refusée. Sa sœur lui est encore passée sous le nez. Une magouille. Quelque chose. Elle en est certaine, Petrouchka. Elle avait tout. Le talent, la grâce, le visage. Puis elle, elle est venue. De nulle part. Lui a pris sa place. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'envie de meurtre. Mais ses frères, ils la contrôlent. Heureusement.
DOUCE FRANCE. Les valises posées à l'âge de dix-huit ans. Opéra National de Paris, Palais Garnier. Candidature acceptée. Comme un nouveau voyage, un nouveau départ. Les frères ne la lâchent pas. Elle n'y ira pas seule, hors de question de l'abandonner à son propre sort dans les ruelles méconnues. Ils viennent.
STAGNATION. A dix-neuf ans, l'ennui. On lui fait comprendre que l'ascension se gagne. Qu'on doit la mériter et par mérite, ils entendent le pot-de-vin. Ça résonne dans son essence. Si fort, qu'elle cède presque. Elle se lance, elle se perd. Puis au dernier moment, elle fuit. Ça la dégoute. Elle voulait vendre ses talents. Pas son corps.
OVERBOOKED. Elle carbure. Matin, midi et soir. Elle est obligée. Le travail. les répétitions. Les cours, à côté, qui prennent une place monstrueuse. Les feuilles qui s'accumulent, elle peine à joindre les deux bouts. Elle étudie l'Art, son histoire à travers les époques. Domaine qui l'a toujours intéressé, le passé révolu, les actions d'anciens, les grandes figures d'une époque qui persiste par les écrits dans les ouvrages.
NOSTALGIE. C'était tellement plus facile, quand elle était encore avec l'Opera Garnier et les troupes de ballets. Maintenant ? Elle a franchi les Portes de l'Enfer. Comme le plus grand regret, elle ne peut pas faire machine arrière. Personne ne voudrait d'elle, désormais. Alors elle supporte, sur ses épaules, un poids qu'elle n'a jamais pensé devoir porter. On la voit comme une catin. Moulin Rouge, Pigalle. Pas des meilleurs quartiers. « Non mais si t'ouvres les cuisses sur scène, tu peux bien faire ça en privé, pour nous, non ? » Comme si c'était normal.

ton pseudo : PHACOCHERE DES PLAGES LE RETOUR.  ▲ ton âge  : Mille ans et quelques. ▲ ton pays : La plage. ▲ ta fréquence de connexion : Je suis omniprésente. ▲ comment t'es arrivé ici ? Téléportation. ▲ ton avis sur le forum : J'aime. Beaucoup. Trop. ▲ un commentaire ? J'y suis, j'y reste, désolée par avance, parce que je suis chiante.  

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: L'ODEUR DE LA NUIT.    Sam 10 Oct - 13:37


madness is waiting.

« BLESS ME FATHER FOR I HAVE SINNED. I AM A LIAR, A BETRAYER, I HAVE CONSPIRED AGAINST MY OWN BLOOD AND I DOUBT EVEN YOUR GOD CAN SAVE ME. »

◇◇◇

CHRONOLOGIE.
Lundi 6 Juin 1994 ; Naissance de Petrouchka Wagner, à Vienne (Autriche). On dit qu'elle est vouée à de grandes choses, mais les on-dits semblent quelque peu factices.
Mardi 3 Août  2004 ; Phalanges brisées. Attaque furtive d'une demi-soeur détestable. Petrouchka lui pardonne. Fait ses adieux aux rêves de devenir pianiste. Nouveau dessein sous ses yeux, deuxième hobby qui prend la première place. La danse, qu'elle pratique depuis toujours.
Mardi 23 Septembre 2008 ; Ses frères vont la chercher à l'église, comme ils l'avaient dit. Puis la laissent finalement sur le trottoir, simple blague du « Celui qui arrive en premier a a gagné ». Se fait fait agresser par un groupe d'hommes étranges, tombe dans le coma.
Mercredi 25 Février 2009 ; Après cinq mois, se réveille du coma quand lequel elle était plongée. Ayant frôlé la mort et s'étant échappé de son emprise, elle remarque que les chaînes de celle-ci sont encore enfermées à ses poignets. Elle travaille désormais pour elle.
Vendredi 1 Juillet 2011 ; Dix-sept ans, prête à vivre les meilleures années de sa vie jusqu'à ce qu'elle reçoive le courrier de l'Opera de Vienne. Candidature refusée, vous ne pourrez pas intégrer l'établissement. Coup foireux de sa demi-sœur qui ne voulait pas la voir dans cette enceinte.
Samedi 1er Septembre 2012 ; Dix-huit ans. Elle met les pieds pour la première fois dans les rues de Paris. Nouvelle atmosphère. Nouvelle existence, menée par l'objectif devant elle. Quelque chose qu'on ne peut plus lui retirer, maintenant qu'elle est loin de sa demi-sœur. Premier jour avec l'une des troupes de ballet de l'Opéra Garnier.
Courant 2013 ; Ça n'avance plus. On lui fait comprendre que pour gravir les échelons, va falloir donner plus. Plus que les gestes gracieux et que les prestations. Comme un pot-de-vin, comme soudoyer le chef. Elle abandonne. Si elle doit se salir pour arriver là où elle souhaite trôner, elle préfère retomber dans la boue.
Aujourd'hui ; Maintenant, elle regrette. En un battement de cils, le Moulin Rouge l'a accepté. Ça fait un an qu'elle y est. Elle est admirée et tellement enviée. Aux premiers abords, ça semble appréciable. Puis il y a l'envers du décor. Elle a déjà appelé à l'aide, et on s'est à peine retourner. On a préféré tracer son chemin, ne pas dévier de celui-ci alors qu'elle demandait du renfort. Souillée, une fois, deux fois, ça ne se compte plus. Subir, c'est tout ce qu'elle trouve à faire, malgré le fait qu'elle ait essayé de se défendre. Encore une fois, actions inutiles.

◇◇◇

Enfermée dans l'enclos, scène étroite d'un spectacle qu'elle ne met en œuvre que lorsque les remords deviennent difficilement supportables. Assise, les mains jointes, les soupirs qui se veulent lassés des mêmes rengaines qu'elle articule. Des regrets qu'elle souhaite oublier, des plaintes qu'elle ne veut plus avoir. Ça semble vain, de venir jusque ici. Soit disant, les épaules en seront plus légères. Foutaises. Parler des ténèbres qui hantent son esprit ne fait qu'attiser une colère inexpliquée, les poings qui se referment spontanément et les dents qui s'entrechoquent, qui manquent de grincer entre elles. A chaque fois, elle demande le pardon de la force supérieure. Dieu, qu'on se plaît à l'appeler alors qu'elle ne lui donne aucun nom. « J'ai voulu tuer ma jeune sœur. » qu'elle raconte finalement. « Encore. » lance-t-elle, l'ombre d'un sourire dissimulé par les quatre murs qui l'entourent et qu'il ne peut pas voir. Aucune réaction de la part du prêtre qui ne tend que l'oreille. Elle soupire, une nouvelle fois. Habitude qui montre le malaise. Quatorze ans, les maux qui l'engloutissent. « Je ne sais pas pourquoi elle est ainsi. » Elle le sait très bien. Généalogie des plus complexes. L'autre, ce n'est que sa demi-sœur. Même mère, père différent mais appartenant à la famille Wagner. Tout le monde le sait, mais on n'en parle pas. C'est un sujet fâcheux. Pentu. Dangereux.

« Juste parce que c'est ta fille, elle a le droit a des privilèges. » Insolence dans les mots, dans la voix, dans les gestes. Le regard, noirci par l'irritation violente. Les deux frères, ils restent en retrait mais ne cesse de lui murmurer ces choses. Tais-toi, tais-toi, laisse passer pour cette fois. Cette fois. C'est toujours la même chose. L'autre, elle a le droit à tout et trouve encore le moyen de briser les rêves. La figure d'autorité, elle pardonne à sa progéniture. Petrouchka et les frères, ils se débrouillent. Les deux travaillent d'arrache-pied. Ils veulent réunir assez d'argent. Pour partir, avec leur sœur. Ils ont l'impression de devoir la protéger, peu importe le prix à payer. Comme s'ils veulent se faire pardonner de ce qu'il s'est passé, quand elle a quitté le confessionnal. On viendra te chercher. qu'ils ont dit. Ils sont venus, en voiture. Avant de la laisser planter là. Le dernier arrivé a un gage ! et ils se sont volatilisés. Elle a marché, les pas qui se voulaient rapides et déterminés, le regard aux aguets. Elle n'a pas peur. Est juste attentive aux alentours, aux rues qu'elle doit prendre. Vient finalement le moment où elle se rend compte que les noms de rues lui sont inconnues. Elle reste quelques instants, comme un piquet. Elle tourne la tête. Gauche, droite. Gauche. Les silhouettes qui s'approchent. Elles sont menaçantes. Elle déglutit, et quand bien même l'envie de courir se fait ressentir, elle reste ainsi. Immobile. Pas d'échappatoire. Pas cette fois. Dernière image d'un sourire menaçant, presque carnassier. Puis on la laisse, là. Parce qu'elle ne bouge plus, et c'est pas drôle, quand c'est inanimé, que ça se défend plus.

◇◇◇

Comme un saut dans le temps. Les paupières s'ouvrent doucement, puis deux grandes billes apparaissent. Elle ne dit rien. Trois individus la regardent, intrigués. Enfin, qu'ils doivent se dire. Ça faisait déjà cinq mois, qu'elle était ainsi. En convalescence, qu'elle ne bougeait plus. Elle fronce les sourcils. Petrouchka, elle sent que quelque chose a changé. Elle ne sait pas quoi. Ça pue la mort et seule elle semble être dérangée par cette odeur. Nauséabonde. « Vous allez mourir. » Première phrase énoncée. On ne la prend pas en compte. On la dit déphasée. Connerie lancée. On n'y fait pas attention. Elle sort finalement de l'hôpital, après des check-ups complets. L'homme, elle le suit. Comme attirée. Elle se mord la lèvre inférieure. Elle ne sait même pas ce qu'elle fait. Mais elle en ressent le besoin. Ça prend le contrôle alors qu'il se laisse tomber. Crise cardiaque, qu'on dit. Elle n'en sait rien. Elle peut juste affirmer que ça lui a prodigué une certaine énergie.

◇◇◇

Moulin Rouge. Elle arrive, les larmes aux yeux dans l'arrière-scène. Si elle le pouvait, elle balancerait tout. Elle resterait loin de cette existence qu'elle a choisi. Existence de substitution. Sa voie, c'était le ballet. Puis elle a vu, comme ils sont tous corrompu. Jusqu'à la moelle, des parcelles de moisissures. Elle explique ce qui vient de se passer. On la regarde, presque banalement. Ça arrive, qu'on lui dit. Pas plus choqués que ça. Comme si elles avaient déjà toutes subies ce genre de harcèlement. Harcèlement verbal. Puis sexuel. Des traces qui ne partiront jamais, alors qu'elle s'est défendue, bec et ongles. Elle se dit qu'elle aurait mieux fait. De se courber une seule fois, afin de pouvoir devenir quelqu'un, dans le domaine du ballet. Une seule fois, qu'elle aurait dû se cambrer. Pas toutes les semaines. Son job, c'est de danser. D'offrir du spectacle. C'est ce qu'elle croyait, en arrivant dans l'établissement réputé du quartier de Pigalle. Tromperie. Bullshit. Elle déteste. Tout ça. Ceux qui l'entourent la répugne. Race humaine dégueulasse. Détestable. Lamentable. Odieuse. Méprisable. Humanité perdue et irrécupérable, aversion envers eux. Mais surtout envers elle. Le corps qu'elle ne supporte plus de voir. Coup de poing dans la glace du miroir, et ça va mieux. Coup de poing sur les mâchoires, les os qui craquent. Ça va encore mieux. Comme si les brisures, les craquements, apaisaient les sensations désastreuses. Et cette âme qu'elle aspire ne fait qu'accentuer la tranquillité qui se propage en elle. Comme un sentiment de résurrection à chaque gramme savouré. Comme une drogue. Presque prête à tuer de ses propres mains pour assouvir ce plaisir incontrôlable. Presque.

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: L'ODEUR DE LA NUIT.    Sam 10 Oct - 13:59

LA CORRUPTION EST PARTOUT Bienvenue toi . Déjà, choisir Wagner comme nom, c'est acheter mon âme, je te remercie pas . Et une belle danseuse, jolie poupée sous les traits de Willa . PLUS VITE POUR CETTE FICHE. le profil est trop alléchant pour que tu oses poster une fiche vide


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MessageSujet: Re: L'ODEUR DE LA NUIT.    Sam 10 Oct - 14:09

C'est d'une facilité monstre de me soudoyer en plus. Et c'est tout aussi simple d'acheter ton âme apparemment. En tout cas, merci pour l'accueil ma jolie (Eva Green, let me die ) et je m'active pour cette fiche, c'est promis (même si sous le fouet, je suis plus productive  ). Je viens de mettre mes idées en place, reste plus qu'à trouver les mots pour mettre ça en forme J'espère que ça plaira comme le profil plaît
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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: L'ODEUR DE LA NUIT.    Sam 10 Oct - 21:29


BIENVENUE CHEZ TOI

Tu... tu nous as fais un petit bidule traumatisée et lassé par la vie alors qu'elle est déjà toute jeune C'est juste... ta fiche est une merveille voilà, je te l'ai dis sur la CB mais je le répète parce que j'ai vraiment l'impression que ta plume a pris de la force, a progressé, j'adore voir ça donc je le fais remarquer (oui c'est la magie de la littérature ). Puis ton personnage, ça te change de Mads c'est vrai mais j'ai tellement hâte de voir la vie que tu vas lui donner à Petra et puis la faucheuse qu'elle est, cette scène quand elle sort de l'hopital ! Je suis fan, je veux un lien
PS : je te mets à Montmartre je pense que c'est le meilleur groupe pour elle


Félicitations, tu es validé(e). Avant de franchir les portes de Florence, voici quelques conseils qui pourront t'aider à survivre. D'abord, il te faut VÉRIFIER TON AVATAR DANS LE BOTTIN pour avoir la certitude qu'aucun double, maléfique ou bénéfique, ne vienne te voler ton visage. Ensuite, tu peux aller CRÉER TA FICHE DE LIENS ET DE RPS afin de ne pas terminer en âme noire et solitaire. Pour ce faire, tu peux aussi CRÉER UN SCÉNARIO et peut-être retrouver un visage de ton histoire, une personne avec qui survivre et mourir dans ce chaos. Enfin, si tu veux te détendre et oublier les sombres mémoires du passé, tu peux aller FLOODER avec les autres florentins. Mais n'oublie pas, il faut toujours se méfier de son voisin, ici. Alors, bon courage et bon jeu.

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MessageSujet: Re: L'ODEUR DE LA NUIT.    Sam 10 Oct - 21:34

T'ES UNE DÉESSE HYAHYA. Merci encore pour tes compliments, ça me rend toute chose, tu le sais bien Puis je vais pas te refuser un lien, parce que je pense qu'on peut bien se trouver un truc de la muerte. Puis pour Montmartre, je suis d'accord, je penchais plus vers ça aussi Merci merci merci douce donzelle
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MessageSujet: Re: L'ODEUR DE LA NUIT.    

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