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A UNE PASSANTE

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

MESSAGES : 281
DATE D'INSCRIPTION : 05/10/2015

MessageSujet: A UNE PASSANTE   Mer 7 Oct - 12:37

BALLADE EN REVE



Hyacinthe Durer

nom : Comme le peintre Italien aux nuances des firmaments, comme une luciole exquise goûtant le bonheur sucré d'un jardin de gourmandise, comme les scènes esquissées par le talentueux bougre, Durer, ce plaisantin herculéen. ▲  prénom : Comme la fleur écarlate aux effluves délicates, Hyacinthe coule sur les lèvres en deux sauts joignent l'air.  ▲ âge et date de naissance :Elle erre depuis 24 années sur les rives de Paris, les corolles de ses larmes n'ont pas tarie, elles ont coulés sur ses joues de vierge une fois chaque année. ▲  statut civil : votre réponse ici  votre réponse ici ▲ orientation sexuelle : votre réponse ici  votre réponse ici ▲ metier : votre réponse ici  votre réponse ici ▲situation familiale : votre réponse ici  votre réponse ici ▲ Ton espèce : Elle se mue en ténébreuse panthère, ses poils de neige enivre des agates de ciel. Change peau, l'héritage d'une famille sauvage. ▲ traits de caractère : votre réponse ici  votre réponse ici ▲ Que penses-tu des créatures ? : votre réponse ici  votre réponse ici ▲ groupe : votre réponse ici  votre réponse ici ▲ crédits : votre réponse ici  votre réponse ici
L’enfant sauvage noie ses peines dans l’abime de son esprit, inconsciente innocente qui feule dans les méandres de sa violence, là, le tremblement de ses ténèbres. Elle reste pure l’angélique, chétif animal qui resplendit de ses boucles de soleil, splendide poupée qui grave de sa voix cristalline une incertitude de l’être, qui dessine de ses doigts maladroits une honte mélancolique accrochée à sa peau de lait. Elle regarde les passants voltiger dans les rues bondées, assise sagement sur son banc blanc, ses mèches d’or filant dans l’éther azuré, dans la monocorde monotonie de ses traumatismes. Pied nus, elle offre aux badauds une lueur opalescente quand elle se meut gracile, féline, dans les ruelles de Paris ; ils pensent que l’apparition suit une trace du destin malhabile, ironique, elle marche simplement son museau dans le zéphyr palpitant, vêtue d’une chemise de lin immaculée, ses mains de fée frissonnent légèrement quand l’on ose s’approcher. Ses pensées toutes liées, mariées à son maitre aimé. Elle ne suit pas la liberté cette femme ailée relevant ses jupes de dentelle fruités, l’odeur du paradis, évanescente litanie s’évanouit dans les obstacles de son âme ravagée, pimprenelle barbouillée de larme juvénile, ange silencieux pétrifié dans l’ombre d’un chemin de dalle ; elle galope sur les marches du malheur telle l’eau châtiment qu’elle boit dans le calice d’un nectar défectueux, elle la craint cette dame plus qu’elle ne l’envie. L’enfant sauvage se meurt, vagabonde, du sang sur ses prunelles humides quand elle présente la nuit une terreur inassoupie, quand elle se colle au messire à la joie d’une caresse fugitive, quand elle épouse spirituelle les couples s’effleurant sur les quais de Seine. Elle se sent respirer quand l’épiderme se métamorphose, nymphe des océans de terre où s’abiment les pattes chaussées de tendresse d’une bestiole curieuse, panthère qui se relève à la poursuite d’un amusement enfantin, dans la neige elle s’écroule, dans les herbes elle s’ébat. Puis la réalité macabre d’une société humaine l’enserre, l’étouffe, crises névralgiques d’angoisse attroupée dans les veines striées de bleu, cette couleur chatoyante du décès de la psyché fragile, de l’esprit saccagé par les mains du malin, des images quand elle se cache entre les portes de l’armoire chemises pour seul drap, elle s’installe dans des lieux atypiques, s’endort paisiblement comme le fauve qui grogne entre ses cotes de porcelaine.

ton pseudo : Ambroisie     ▲ ton âge  : 22 ans, bientôt 23, je deviens trop vieille ça fait trop peur, c'est la fin du monde ton pays : Les pingouins (je t'ai vu Mahaut, tu as mis la même chose ) ▲ ta fréquence de connexion : 2 milliard pour cent, sauf si les cours ont raison de ma peau ▲ comment t'es arrivé ici ? On m'a corrompu (genre Mahaut c'est moi qui ait commencé, pas cette fois ) ▲ ton avis sur le forum : Une vraie perle (je me balance des fleurs oui je sais ) ▲ un commentaire ? Je suis gentille et adorable  

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: A UNE PASSANTE   Mer 7 Oct - 12:39


TON TITRE D'HISTOIRE. TA CITATION.

Gamine des rues se faufilant dans des territoires obscures, l’enfant de douze années parcourt de ses rêves quelques chemins filés de Pénélope, tapisserie auréolée de chenapans déguenillés. Ses cheveux d’or sur son front de lait scintillent au matin encore arrosé de quelques étoiles ternies, cette journée silencieuse, brumeuse qui annonce le repos d’une âme aimée. Elle a ces yeux d’océan paré d’or et de lumière argentine, une peau douce comme les anges divins qui s’amusent à esquisser quelques calices de tendresse filiale, les éros tourbillonnent dans l’éther saturé de pollution mais la juvénile fixe ses orbes au lointain des rêves où se mêle la douceur d’une juvénile enneigée. A l’école on ne la pourchasse plus, elle arrive à vaincre sa timidité. Au logis elle accourt dans les bras ouverts de ses sœurs, de sa mère auquel un baiser à son front de vierge permet le bonheur illuminé d’une journée, de chasser les peurs de la nuit. La famille ne lui a jamais avoué. Le soleil s’enflamme de ses graciles chérubins ailés, dorés, la poupée vagabonde, guillerette poupée sur le chemin de l’avenir brumeux, avec la joie de découvrir, curieuse Diane chasseresse, naïve Helen qui croise sur les pavés une horde de gladiateurs mal éduqués. L’innocente prise au piège se débat, ses agates pétrifiées se plante dans le néant de son angoisse tandis que les deux cauchemars s’approchent malicieusement, le rictus aux lippes gercées. Ils ont les mots des barbares, des misogynes quémandant une barbie quand ils touchent l’épiderme paralysé de la demoiselle suppliante, les bras cerclés du malheur futur, elle sent alors dans ses veines peinturée de ce bleu froid quelques fourmillements, quelques étrangetés qu’elle assimile à la mort, car l’autre balance un coutelas aiguisé d’où les prières s’enfument, dont les supplications s’encroutent, geignent et décèdent sur la lame moqueuse. Saute la panthère, du sang ruisselant de son museau étranglé, les pattes fragiles qui s’élancent loin, loin, hors du champ de cette bataille intestine. Les deux corps sont plongés dans le bain pourpre, les têtes démembrées, les bras déchiquetés, les boyaux dans le marée funeste, brulants monceaux de chair tailladés.

L’adolescente sauvage dessine des violences protectrices dans l’immensité microcosme de sa cage de fer, les barreaux qu’elle gratte à toutes heures du jour, la vespérale créature hurle en silence de cette condition de déplorée, elle sait au fond d’elle qu’elle possède l’apparence des hommes, mais, obligée de marcher comme une panthère elle se laisse croupir dans la souffrance, la frustration, l’incompréhension. Capturée la bête, manipulée par des mains de braconniers, elle a mordu la chair des hérétiques, elle a grogné contre les coups puissants des profanes la céleste mais rouée de poings, de pieds elle s’est tue, là dans le navire de la maltraitance, de sa vie passée elle ne se souvient que de brume envolées, des parcelles morcelées d’images vaporeuses qu’elle essaie d’attraper de ses coussinets, l’humaine en elle s’est éteinte, endormie blanche neige dans son tombeau de verre, endormie la belle dans son gouffre de désespoir, elle n’arrive plus à se transformer. La lune qui se meut, pleine de ses flocons d’argent caresse l’enfant éplorée, de sa jupe recouvrant ses jambes fuselées elle promet l’avenir meilleur pour la dulcinée qui s’abandonne dans l’étreinte spirituelle de la volupté puis les pas qu’elle entend, les paroles qu’elle devine aux sons gutturaux des barbares. Elle voit le possible acquéreur, l’envouteur propriétaire, lui de ses orbes enchantées par l’aveuglement, lui qu’elle apprendra à aimer ; il est de ceux charmant, un père pour l’enfant, un amant pour la princesse, un sauveur pour l’orpheline qui se recule cependant au fin fond de l’espace glacé. On tente de l’attraper par une branche implacable, elle geint quand on la tire, elle feule quand on la présente tel un produit de luxe, belle panthère qui ploie aux billes ensanglantées de l’homme incroyable qui se hisse dans la tendresse, une veste dont il l’enveloppe, elle la martyr. Un collier qu’il glisse sur les poils lustrés de la reine reniflant apeurée le démon inconnu. Dans le sillage de l’aurore deux silhouettes s’estompent, image flottante d’une rétine enivrée.

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