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What other people dream for you. - Oz.

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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DATE D'INSCRIPTION : 05/11/2015

MessageSujet: What other people dream for you. - Oz.   Jeu 5 Nov - 20:17

Somebody that i used to like.



COMBES OZ

nom : Y'a longtemps il s'appelait autrement. Il a oublié. Sans doute que s'il faisait un petit effort il parviendrait à trouver quelques lettres, en trompant l'ennui. Mais il veut pas. Combes, ça lui va très bien.▲  prénom : Bastien. Ca il veut l'oublier, et ça marche pas, ça revient à la charge. Il ferme les yeux et ça l'enferme. Mais c'est plus d'actualité. Aujourd'hui il s'appelle Oz. Il a été baptisé ainsi, en l'honneur du magicien. Il fait pas de magie, il fait que des dégats et des trucs bizarres. Y'a erreur sur la personne.  ▲ âge et date de naissance : Il est né le 13 Juin 1990. Il a 25 ans. Son âge, il lui faut un petit bout de temps pour s'en souvenir. Il l'oublie en permanence. Il a une mémoire en forme de gruyère rapé. ▲  statut civil : Pas solitaire, mais seul. ▲ orientation sexuelle : fut un temps il était hétérosexuel, puis il est devenu homo, ensuite il a arrêté de se poser des questions, et pour finir il a arrêté de s'envoyer en l'air. Il aime plus ça. Ca passe plus. Asexuel, mais non, c'est un vieux mot barbare qui lui fait penser que c'est un dégénéré qui se tape encore une autre tare. Non. Mais de toute manière la question ne se pose pas. ▲ metier : votre chien au foyer. ▲situation familiale : il habite avec Milo. Sa seule famille, son seul repère, son seul tout. Il veut pas entendre parler d'autre chose, non s'il vous plait. Il veut pas entendre parler de sa mère, de ses grands parents, du reste, de l'univers entier. Milo suffit amplement.▲ Ton espèce : Un change peau. Un chien, un bâtard. Une race totalement indéterminée, un peu comme lui. Il pourrait montrer les crocs si seulement il était pas fatigué de le faire. ▲ traits de caractère : fatigué, manipulateur (un chouia, juste ce qu'il faut), calme, fidèle, rêveur, tranquille, lent, observateur, perdu, inconscient, desintérressé, distant. ▲ Que penses-tu des créatures ? : il en sait rien. Il s'en fout. Ouai, il s'en fout totalement, ce que les gens sont les regarde. Pour dire vrai, il n'est pas franchement au courant de tout cela. Le vague temps qu'il passe sous forme humaine, il ne l'utilise pas pour se tenir au courant. Alors franchement, les vampires ont leur problème. Le seul et unique souci est que lui ne comprend pas qui il est. Ca c'est bien plus énervant. Ca c'est bien plus frustrant. ▲ groupe : Barbes. ▲ crédits : tumblr & blitz

Petit 1 Oz est un change peau, c'est à dire qu'il est né humain, mais qu'il a la capacité de se transformer en un animal. Dans son cas, il s'agit d'un chien. Un simple chien blanc avec de large taches de différentes nuances de gris. Un batard, sans race particulière, par particulièrement petit ni immense un peu entre les deux. Il aurait voulu être un oiseau, un rouge-gorge pour emmerder ses voisins et gueuler des notes acerbes très tôt le matin à leur fenêtre. Ou une mésange, toute bleue peut-être. Non, bon, un chien. Petit 2 Oz ne passe pas plus de deux ou trois heures par jour sous forme humaine. Généralement il attend que Milo soit parti depuis longtemps, et il en profite. Il prend une douche (on ne dira jamais à quel point les poils de chien sont tenaces), et il chante. Pendant aussi longtemps que ses cordes vocales veulent bien le supporter. Il chante et il crève sa gorge à coups de notes. Quand il en peut plus, il se transforme, s'installe sur le canapé. Le temps passe vite. Petit 3 Il ne s'ennuie jamais. Il est fatigué, triste, et il n'a pas envie d'autre chose que de ne rien faire. Peut-être qu'on pourrait appeler cela une dépression, mais c'est un clébard plus qu'un homme. Alors franchement, pas sûr qu'existent des traitement pour les chiens en dépression. Et puis de toute manière tout va mieux quand Milo rentre. Petit 4 Il a frôlé la mort, plein de  fois, mais alors plein, il dit pas ça pour déconner. Quatre fois exactement. La première fois quand il avait une douzaine d'année. Il a traversé sans regarder, et la voiture a pilé. Un peu trop tard, il a été percuté, pas de plein fouet, presque. Il a passé deux petites semaines l'hosto, un vaste miracle. Deuxième fois à dix-sept ans, première cuite, cuite de trop, coma éthylique. Troisième fois à dix-neuf ans, il sait plus comment, pendant une soirée pas du tout légale organisée dans un squat pas du tout légal. Apparemment une histoire de drogues dures et de dealer bizarres. Et il s'est retrouvé avec un flingue sur la tempe, mais une vaste connerie, il s'en est sorti en détournant les regards et en se changeant en chien. Personne n'a semblé trouver ça étrange. Tout le monde était défoncé. Quatrième fois, il a failli se faire piquer à la SPA. C'aurait été la bonne. Petit 5 Il a un tatouage dans le dos, tout le long de la colonne vertébrale. C'est un pin, le tronc est ancré dans sa colonne, et la cime s'élève petit à petit jusqu'à sa nuque. Un tatouage douloureux, sur les os, à même son coeur. Pourquoi un pin ? C'est grand, c'est élancé, on lui disait toujours qu'il était trop maigre. Il aime les pins ils lui rappellent le petit Bastien. Pourquoi se rappeler du passé ... Il sait pas. Ca a duré longtemps, une dizaine d'heures, putain il a cru en crever. Et il a aussi un piercing au nez, un simple anneau. Des restes de sa période d'errance. Petit 6 Parfois il a très mal au coeur, et sa condition d'animal l'empêche de respirer. Il a mal, vraiment, et si Milo est dans les parages, il ne se change pas, jamais. Il se pose dans un coin et rumine. Et son maitre comprend qu'il ne faut pas lui chercher quoi que ce soit. Petit 7 Il l'aime son maitre, beaucoup. Il lui a sauvé la vie, à bien des égards. Il a pas fait grand chose, l'adoption c'est pas des masses. Mais c'est quand même ça. Il l'a sauvé de tellement de trucs qu'il pourrait pas faire la liste. Il l'aime beaucoup ouai, il veut le protéger, qu'il lui arrive rien, rien du tout nan surtout rien. C'est pas grand chose, mais ça lui ferait mal, de savoir qu'il va mal. Quand il rentre, blasé, de mauvaise humeur, il le sent. Et il vient se caler contre lui, essaye de lui remonter le moral, d'une manière ou d'une autre. Au contraire quand Milo est d'humeur joviale, il vient lui demander quelques caresses, tout s'éclaire doucement. Tout doucement. C'est une petite lumière. Le maitre sait pas qu'en réalité Oz est un change peau, qu'il peut prendre forme humain. Il va pas lui dire. Ca servirait à rien. Il veut pas. Il veut pas se faire abandonner. Ca lui briserait le coeur. Petit 8 Oz a une peur chronique de l'abandon. Pas besoin de s'appeler Freud pour comprendre, lui même n'a jamais eu trop de difficultés à appréhender ce problème. Pas de père, c'est un fait. Une mère qui le jette de chez lui, autre problème. Bon. Et puis quelques amis qui désertent, d'autres qui arrivent, et lui qui finit par les larguer, pour éviter de se faire encore abandonner. Il en a marre, vraiment. C'est lassant. C'est terrifiant. Ca lui donne envie de vomir, ça lui fait tourner la tête, et ça le fait pleurer de désespoir. Pourquoi son père, il était comme lui non ? Pourquoi son père juste pourquoi ? Et sa mère ? Il veut pas se faire avoir. Il veut pas se faire abandonner, nan s'il vous plait. S'il te plait Milo. Petit 9 Change peau, c'est une vraie petite tare en soit. Il savait pas ce que c'était en se transformant la première fois. Entre nous, il sait toujours pas c'est ce que ce bordel monstre qui se produit quand il se transforme. C'est pas douloureux, ça l'était au début, mais maintenant ses articulations se sont accommodées à changer de place, ses muscles se sont habitués à se rétracter ou au contraire à s'élargir. Au début c'était comme une crampe intense dans l'ensemble du corps. Maintenant il ne sait plus vraiment s'il est chien ou humain. Il sait plus ce qu'il est, il a l'impression de l'avoir jamais su, et cette idée est tout simplement insupportable par moment. Il est perdu. Personne lui a jamais expliqué.  Petit 10 Trouve quelque chose que tu aimes et laisse le te tuer. Il a trouvé. Il chante. Il chante comme on boit pour oublier. Lui c'est le seul truc qu'il fait sans vraiment réfléchir, un des réflexes les plus canins qu'il ait, alors qu'il est purement humain. Tout ce qu'il y a de plus humain. Tout le monde aime chanter. Enfin, pratiquement tout le monde. Lui il aime ça plus que tout. Il a la voix qui porte, et putain ça lui donne des ailes de pouvoir gueuler des textes improvisés, à la gloire de ses amours perdus, à la gloire de ses souvenirs effacés. Tout ce qu'il lui reste parfois. Il se transforme et chante, laisse ses cordes vocales s'épuiser encore et encore, c'est pas une illusion, ça cogne bien contre les murs de l'appart. Avant ça cognait contre le salon, quand sa mère était au piano. Mais c'était pas des chants qui lui plaisaient. Il s'est cassé, on lui a proposé un groupe. A une époque, il montait sur scène. il prenait le micro et s'animait comme un feu étrange. Un feu qui naissant dans son bas-ventre qui venait embraser ses lèvres, ses doigts, sa langue. Il chante comme on fait l'amour. Avec une passion, folle, avec un désir qui s'empare de chacune de ses notes. Contrôlé, incontrôlable. Comme si quelqu'un pouvait embrasser une bougie qui brûle au gazole. N'essayez pas de l'éteindre, vous vous brulerez les doigts. N'essayez jamais. Quand il était sur scène, il était heureux, il a arrêté, c'était pas si important. Si, c'était très important, mais ça marchait plus pour lui. Pas pour un change-peau. Petit 11 Son enfance était heureuse en vrai. Manquait que le papa, et c'est pas si grave vous savez ... Juste, un papa, c'est quoi. Une figure paternelle ? Un héro ? Un reflet ? Un exemple ? Un miroir ? Un emmerdeur ? Un premier amour ?

ton pseudo : Solosand  ▲ ton âge  : 18 ans (ptn au début j'avais dérapé j'avait écrit 128 ans MAIS NON juste 18 ans, jsuis pas une gargouille moi) ▲ ton pays : LA FRANCE MERCI BONSOIR ▲ ta fréquence de connexion : pasbeaucoupastaper, en vrai j'ai des études qui me prennent du temps et force est de constater que m'inscrire est peut-être pas une bonne idée ... Mais je me suis rendue compte que j'avais pratiquement rien écrit depuis deux mois, donc j'me suis dit qu'il fallait que je me remette à écrire et VOILA MA VIE PTN PASSIONNANT HEIN ?▲ comment t'es arrivé ici ?  Milo ! Milo ! *scandelafouleendélire* ▲ ton avis sur le forum : franchement je le trouve vraiment beau, les petites annexes sont une bénédiction vraiment  un commentaire ? ici, c'est beau, C'EST. BEAU. VOILA. et j'aime beaucoup l'idée que POUR UNE FOIS les créatures ne doivent plus se cacher, franchement ça va changer **

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Jeu 5 Nov - 20:18



I don't really wanna be fine


CAN YOU SEPERATE EVERYTHING FROM ME.

J’t’en supplie maman. J’t’en supplie me fais pas de mal, je sais pas c’qui m’arrive, je sais pas, je comprends pas. J’ai envie de parler et ça donne rien, rien du tout. Un vague son sort de ma gorge. J’t’en prie maman me fait pas de mal, s’il te plait. J’ai envie de pleurer, et ça vient pas, je fais que la regarder, d’en bas. Elle a les yeux révulsés. Elle a les dents serrées. Elle met les mains sur son ventre. Les volants de sa jupe dansent autour d’elle. Ses cheveux blonds ont envie de m’attaquer. Elle a la mâchoire qui tremble. J’ai peur, j’ai vraiment peur. Je veux parler, je peux pas, j’y arrive pas, y’a rien qui sort. Elle me regarde. Elle se précipite vers les toilettes.
Il entend ce son qui lui brise les tympans, et l’odeur qui vient agresser ses narines. Elle vomit, il sait pas pourquoi. Si, il sait, mais il a pas envie de se le dire. C’est un monstre. Il baisse la tête, ou ce qui y ressemble, et regarde ses pieds. Ses pattes. Les poils qui partent de sa peau, longs et gris. Très longs. Il voudrait pouvoir hurler ou dire quelque chose, dire qu’il a mal, dire qu’il comprend ce qu’il se passe. Mais non. Il avance. La coordination entre ses jambes l’étonne sans vraiment le surprise. Comme s’il savait déjà comment procéder. Il préfèrerait ne rien savoir, trébucher. C’est un malentendu, c’est pas un animal, on s’est trompé sur la personne. Il marche, à peu près, et arrive dans la salle de bain. Il parvient à extraire un son de sa gorge, d’entre ses dents canines. Un son déchirant le cœur, s’il pouvait aboyer à la lune il le ferait. Il veut pas tout ce qu’il se passe. Il couine, il veut qu’elle se retourne et qu’elle le prenne dans ses bras. Il a besoin de son soutien, de sa chaleur, de son amour. S’il te plait maman … j’ai besoin d’un calin… s’il te plait... Elle garde la tête penchée sur la cuvette des toilettes. L’odeur lui fait mal au nez. C’est acide, acerbe, ça va lui filer la gerbe à lui aussi. Il se rapproche, doucement, sans savoir quoi faire. Il veut un peu d’amour, il veut comprendre ce qu’il se passe. Il se rapproche un peu plus. Il hésite à la toucher, du bout du museau. C’est sa maman après tout. Il veut glisser son nez contre son bras.
Elle a un vif geste de recul, sa main vient frapper le museau du chien. Il a le cœur qui se brise. Il va se mettre à pleurer, vraiment.
« Ne m’touche pas. »
Mais pourquoi maman … c’est pas juste, c’est vraiment pas juste, c’est toujours moi, j’suis toujours là, t’as pas l’droit de faire ça, t’as pas le droit de me repousser. Il persiste, veut se rapprocher d’elle, elle se recule, tombe assise, et son dos vient cogner contre la baignoire. Elle a peur, ça se voit dans ses yeux. Elle veut pas d’une bête pareille. Elle veut pas se dire qu’un monstre est sorti de son ventre. Elle veut pas, elle a trop vu pour subir ça. Pour le subir lui. Il a la lèvre tremblante. Il couine, demande pardon, demande de l’aide. Elle ne lui en offre pas. Pas le moins du monde. Mais j’t’en supplie maman pourquoi tu fais ça pourquoi, pourquoi tu veux pas que m’approche … Mais c’est moi tu le sais pourquoi tu fais ça … il voudrait gueuler et il peut pas. Il voudrait se transformer et il sait pas.
Elle se redresse elle lui fait signe de sortir, il s’exécute mécaniquement. Elle lui fait descendre les escaliers. Elle le traine sans un geste vers le salon. Il a tellement peur. Ses pattes tremblent. Elle ouvre la porte d’entrée. Non maman mais s’il te plait. Il peut pas se défendre, il a l’avocat du diable, l’avocat sourd, muet,  aveugle. Il peut pas, il y arrive pas. Il couine, il veut s’accrocher à elle et elle s’éloigne, en le regardant avec cette haine, cette tristesse, cette peur. Il a mal au cœur. Elle lui fait signe de sortir. Il sort. Elle referme la porte.
Son cœur se brise en mille morceaux, ensuite une fois. Il gratte contre la porte. Il hurle dans sa tête, et aucun son ne sort.  Il gratte encore, couine, demande pardon, demande de l’aide, du soutien. Il veut qu’elle le prenne dans ses bras. Il veut qu’elle lui dise que tout va bien se passer, et rien ne va bien se passer. Il hurle encore, et il pleure sans larmes, il peut pas, il en est incapable. Il voulait pas qu’elle lui fasse de mal. Il a tellement, tellement mal, son cœur s’enserre dans sa poitrine, se tord, se démêle, s’emmêle et vient se contracter autour de sa gorge. Il en dévient muet, il ne couine plus, il peut plus gratter contre la porte. Il la regarde. En bois, froide. Fait froid. Il fait vraiment trop froid.
Maman … s’il te plait …

ALL THE THINGS I WANT I REALLY SHOULDN'T GET.

IChante, t’es doué que pour ça après tout. Une série de frisson vient lui enserrer le corps. Il est léthargique, un de ses potes lui a filé un joint dans la loge. C’était pas une bonne idée. Il va s’endormir, tomber face contre terre dans ces coulisses miteuse. Non. Pas maintenant. Il se fout une baffe et se réveille. Il respire, fort, lève la tête et se concentre. Il entend le public. C’est pas une salle immense, mais c’est déjà mieux qu’il y a quelques mois. Il vit de ça, des cachetons. Il erre entre les salles de concerts, et souvent, il fait rien entre, il est entre deux eaux, entre deux vies. On lui dit que c’est à eux. Ils montent sur scène.
Il se place devant le micro. Il n’a pas peur. L’électricité statique est violente. Il a le regard déterminé, posé sur le public. Il ferme les yeux. La musique commence, avec le synthé. C’est une musique triste. Composée à la gloire du désespoir. Un truc particulièrement inspiré. Il chante pas tout de suite. Il attend, deux secondes, et il se lance. Pratiquement à capella. Il chante, doucement. Il a la voix aigüe, on lui a déjà dit, il s’en fout, il trouve que ça lui va bien. Il garde les yeux fermés. Il finit ce couplet. Le synthé augmente la cadence. Il ouvre les yeux.
Il est réveillé. Sa voix gagne en intensité. Sa voix gagne en clarté. Il a les yeux noirs de hommes déterminés. Il fixe quelques personnes dans le public. Il n’y a plus un bruit. Les autres sons se rajoutent. Un espace onirique, cauchemardesque. Et il monte. Les notes se font plus aigüe, plus vastes, plus dense. Il chante, il chante, il chante. I WANNA DO WHAT YOU WANT, Il monte, et l’intensité se fait entendre. Il ferme les yeux, ses mains viennent se glisser sur le micro, pour gagner de l’aplomb. Il est au cœur du maelström. Il est au cœur de la chance. Ses doigts sont électrifiés. AND I WAS LIYING !  C’est lui le centre, la clé de voûte, l’essentiel. Il chante, encore, et il sent la vie qui gagne son ventre, qui vient allumer sa gorge un peu plus fort. Il a envie de pleurer, de pleurer de rage, sans comprendre pourquoi. Et il sent sa tête en feu, son esprit qui s’agite tout en restant particulièrement calme. Il ne pense qu’à une personne. Il ne pense qu’à sa mère. Il chante pour elle. Il l’imagine, dans le public. Il imagine l’assassiner de notes. Lui dire qu’elle a foutu sa vie en l’air. Que c’était pas sa faute à lui s’il était un monstre. IT’S ALL OVEEER ! Et il continue, reprend, il a envie de se laisser tomber. Il voit le décor qui s’effondre autour de lui. Il voit le monde entier qui s’endort doucement.
Et le synthé cesse. Et les notes se taisent. Il a l’air malheureux. Mais les applaudissements retentissent, faible au début. Et puis, il s’intensifient, doucement, et ils durent, durent longtemps.

I WANNA LOVE IT TO MUCH.

« LA DROGUE PUTAIN  ! »
Mais j’l’ai pas ta drogue putain. Certes il est totalement déchiré, et c’est pas avec des joints qu’il s’est foutu dans cet état. Il sait même plus ce qu’il a pris. C’est ce qu’on appelle l’errance. Le mec lui a collé le flingue sur la tempe, il serre les dents. Il a des dents de camés, dégueulasses. Il vous jure qu’il n’a rien à voir dans cette histoire de drogue, il en a juste pris, c’est tout. Il ferme les yeux. Il pourrait mourir là. Y’a pas grand monde qui s’en apercevrait. De toute manière son groupe a plus eu de dates depuis quatre ou cinq mois. Ou bien les musiciens ont trouvé un autre chanteur. Moins bizarre. Plus … Plus. Plus tout. C’est pas difficile d’être plus que lui. Il voudrait la serrer dans ses bras, acquérir un pouvoir qui lui ferait effacer la mémoire. Qu’elle oublie que son fils est une erreur de la nature. Il sait pas ce qu’il est. Les trucs sans définitions peuvent bien mourir. C’est comme les mots qu’on comprend pas mais qu’on utilise quand même, juste pour avoir l’air plus savant que la moyenne. Ça sert à rien, ça se donne des airs, c’est totalement inutile. Il rouvre les yeux. Le type gueule encore. Il fronce les sourcils.
Il regarde vaguement autour de lui. Ce squat dégueulasse, dans un vieil entrepôt. C'est pas exactement la banlieue, mais presque. Y'a des types qui ramènent des nanas ici, qui s'envoient en l'air avec plus ou moins de consentement de la part de la partenaire. Il fait pas trop dans ce genre là Bastien. Il est plutôt du style drogue dure vers deux heures du mat. Il sait plus pourquoi il fait ça. Ca l'empêche de réfléchir. C'est pas la drogue qui rend addict, c'est le besoin d'échapper à la réalité. Et sa réalité le tétanise, lui fait peur, et le rend profondément triste. Il est pas heureux. C'est degueulasse ici, il dort sur un vieux matelas dont les ressorts rouillés lui rentrent dans le dos. J'veux rentrer à la maison ... Sa mère lui manque. Lui manque tellement, il la hait du plus profond de son coeur, et il l'aime à en crever. Il regarde autour de lui. Le mec lui gueule dessus et il l'ignore royalement. Comment est-il arrivé là ... Comment est-il tombé aussi bas ? Le tatouage dans son dos lui fait encore mal. Il a le gout du shit en permanence dans la bouche. Il a l'odeur de la gerbe et de la pisse dans les narines. Il sent tout trop fort, il a mal trop vite. d'habitude il guérit vite. Pourquoi sa peau supporte pas ce foutu tatouage.
« T'ES SOURD JTE PARLE LA  ! »
«J'l'ai pas ta drogue mec»
« TU M'PREND POUR UN CON ? »
Il lève les yeux au ciel.
«Mais non j...»
« REPOND OU JTE JURE JTE TIRE UNE BALLE SOMBRE FILS DE PUTE ! »
Il le regarde, avec un air blasé. Il a pas peur. Il pourrait mourir là, sincèrement ce serait pas si dérangeant. Sa mère s’en fout, malgré tout les bons sentiments du monde. Son père s’en fout, et ça c'est pas nouveau. Pas de famille. Ses amis le trouvent sans doute remplaçable.
Mais mourir … Ca lui fait peur un peu. Il est défoncé, mais il veut pas crever. Il sait pas comment, il arrive à faire tourner la tête du type. En moins d’une seconde et demie il s’est transformé en chien. Il est au sol et détale, aussi vite qu’il le peut.
Il sait pas si y’a une charte à respecter, genre qu’il faut pas utiliser son pouvoir en présence de gens normaux, ou bien x, ou bien y. Il sait pas. Personne l’a tenu au courant, personne lui a dit qu’il était pas normal, personne a daigné l’informer. Excusez du peu monsieur est une erreur de la nature. Y’aurait des chances qu’il soit le seul dans son cas. Et dans ce cas là, pas de charte, il fait c’qu’il veut. Il court dans les rues de paris, vite. Il sait plus dans quel arrondissement il est. Il débouche sur la Seine. Il est épuisé, il la longe.
Il est tellement fatigué en réalité … Il en a marre de cette vie. Il peut plus chanter. Il peut plus continuer à boire, se droguer, faire trop de conneries pour être comptabilisées. Il peut plus. C’est trop con, faut qu’il arrête, il en peut plus. Il est exténué. Il est triste. Il est perdu. Il est seul. Il descend sur les quais de Seine. Il s’allonge, pose le museau sur ses pattes. Il regarde l’eau. Ca l’apaise un petit moment, et il s’endort.
Il se retransforme plus en homme pendant des semaines. Il se laisse crever de faim sans que ça n’ait le moindre sens. Il a simplement pas envie de bouger. Il est plongé dans un état de tristesse intense, que lui-même n’explique pas. Il sert à rien, il fait que des dégâts, il est utile à personne, tout le monde l’abandonne. Il a envie de pleurer en permanence. Ca sert à rien un type comme ça, en quoi ça peut être utile au monde qui l’entoure ? En quoi peut-être donner un sens à toute sa vie ? Il a vingt ans, il a rien fait d’utile, il a juste dégouté son père avant sa naissance et rendu sa mère profondément malheureuse. Il ferme les yeux, se réveille, plonge et replonge, puis se rendort.
Et un jour des types débarquent, l’emmènent à la spa. Sa vie change pas vraiment. Il a plus envie de se transformer en homme, il a plus envie de poser de question. Il ferme les yeux dans cette espace de cellule à barreaux. Ca aboie de partout, c’est insupportable, mais il s’endort quand même. Il entend les gardiens dire qu’ils vont le piquer, et quelque part il a même plus envie de se défendre. Il dort. Il sait plus à quoi il joue. Il joue à rien, il joue à tout, il comprend plus.
Nan, en fait il a jamais compris.

AND I WAS LIYING.

Pourquoi Milo l’a choisi lui, il sait pas. Il s’est rendu à la SPA ce jour là, il a regardé. Il a vu un chien qui tirait la gueule, ça a du l’attirer. Il a dit qu’il voudrait celui la. Les gardiens ont été clairs, Oz s’en souvient bien. Ils lui ont dit qu’il trainait la patte, qu’il était pas spécialement jovial. Qu’est-ce que Milo a ressenti ? Un truc mystique ? Un truc d’extralucide ?
Oz a ouvert les yeux et l’a regardé. Avec son œil perdu de chien battu. Milo avait un air doux la première fois où il l’a vu. Un air attendris. Il a souri, un vrai sourire aimable et gentil. Il a dit quelque chose dont Oz ne se souvient pas vraiment. Mais il se souvient qu’instantanément, il a été incapable de détacher son regard. Milo est magnétique. Une aura de douceur émane de lui. Et Oz a immédiatement voulu un câlin de sa part, il a voulu dès cet instant être serré fort dans ses bras. Le plus fort possible. Il s’est redressé dans sa petite cage, pour la première fois depuis bien longtemps. On l’a fait sortir et il s’est glissé dans les pattes de Milo. Et l’homme a souri, il a passé la main entre ses oreilles, s’est accroupi pour caresser son menton.
Dès lors, il n’a plus jamais voulu le quitter.
Milo est spécial. Milo a des traces étranges dans le dos. Milo parle pas beaucoup. Milo est souvent souriant avec lui, avec les autres il en sait rien. Milo prend soin de lui, vraiment. Milo l’a rebaptisé Oz, pour faire magique sans doute. Lui déteste ce film, il l’a vu y’a longtemps, il n’en a pas gardé un excellent souvenir. Il n’aime pas vraiment, mais tant pis, si ça lui plait. Milo est affectueux avec lui, ou peut-être est-ce simplement Oz qui en demande beaucoup. Il aurait peur d’être abandonné. Comme d’habitude. Plus le temps passe, plus il s’attache à cet homme. Il se demande pourquoi il n’est pas marié. Il se demande pourquoi il n’est pas en compagnie d’une nana ou d’un type sympa. Il en sait rien, c’est pas ses affaires.
L’un et l’autres pensent connaitre leurs plus profonds secrets. Ils se trompent lourdement, et pourtant Milo ne sait rien d'Oz. Il ne lui dira pas, jamais. Il aurait trop peur d’être mis à la porte. Ca fait trop mal de montrer aux gens qu’ils se sont trompés, qu’on leur a menti sur toute la ligne. Qu’ils ont tort. Qu’ils doivent bien s’en mordre les doigts aujourd’hui. Ca fait trop mal, et il Oz ne lui fera pas ça. Il ne supporterait pas d’être mis à la porte une deuxième fois, ça aurait sa peau. Mais il aime Milo, plus que tout, c’est son tout, son monde. Oz a pris des chiens leur fidélité, leur pureté des sentiments. Et il l’admire, pour plein de chose. Parce qu’il en faut du courage pour vivre dans ce monde de fou. Ca fait cinq ans qu’il est avec lui. Il passera encore le temps qu’il lui reste à vivre.
L’éternité ne l’effraie pas. L’éternité l’apaise.


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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Jeu 5 Nov - 20:23

Trop. De. Cutance.
KI C LE MEILLEUR CHIEN DE L'UNIVERS ? UI C TOI.
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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Jeu 5 Nov - 20:24

BBCHAT
BBCHIOT
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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Jeu 5 Nov - 20:49

Ce prénom je meurs toujours d'amour dès que je le vois, je le colle dans quasiment toutes mes histoires
Bienvenue ici
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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Jeu 5 Nov - 21:08

Is it desire or is it love that I'm feeling for youuuuuuuuuuuuuu I want desire cause your love only gets me abused

OMG LE CHIEN DE MILO  Trop mignon! OLLY QUOI  olly shit désolée pour cette blague merdique, je sais pas ce qu'il m'arrive ce soir  Bon, bref, super choix de scénario  Bienvenue et bon courage
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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Ven 6 Nov - 9:20

milo PK J AI L IMPRESSION QUE TU TE FOUS DE MA GUEULE ? casse toi, j'vais te mordre ouaich (graou)

arthur : OMG XDDDD PARFAIT, JE DIS OUI

cam : héhéhééh le beau travis héhéhéhéhhéhéhééhé ** merci héhééhéhéh ** *totalfangirling*

Calla : EH OUI jouer le chien de milo j'crois que j'suis un peu maso ... et cette blague sur olly shit était fort drole en vrai, et merciiiiiiiiiiii **

PRESQUE FINI
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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Ven 6 Nov - 11:06

Bienvenue /attrape le joli cabot, se jette dans la fourure et en profite pour glisser une laisse/ A MOI Il est beau ce personnage, et j'ai dévoré ta fiche, alors si il en reste un petit morceau, j'ATTENDS


    FANTASMAGORIES
    you are nothing but wild beast wearing human skin △ You are an amalgam of survival instincts, of roar and resistance. fury, wrath, vengeance.
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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Ven 6 Nov - 11:15

MERCI DOUCEUH MAHAUT (j'ai regardé un des premiers films avec eva green l'autre jour, ptn cette nana est tellement beeeeeeeelleuuuuh)
du coup si ça t'intéresse j'ai rajouté un petit para dans le chapitre 3 mais sinon voila c'est fini ** reste l'accord de milow
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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Ven 6 Nov - 11:33

MES FEELS PUTAIN.
Tu sais déjà ce que je pense, on vient tout juste d'en parler sur Skype. Cela dit, c'est de la bombe. Je pense que tu as bien cerné le personnage en plus d'avoir une plume qui colle parfaitement à son vécu, je me répète mais bon sang, le paragraphe de la mère j'aurais pu en chialer, et celui dans avec les coupains camés, ça tranche. J'aime cette idée qu'Oz chaton tranche terriblement avec l'ambiance et sa gueule d'angelot. Je t'aime fort, ET JE DIS OUI.
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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Ven 6 Nov - 18:01

Ce choooooooix
Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: What other people dream for you. - Oz.   Ven 6 Nov - 18:24


BIENVENUE CHEZ TOI

Je ne t'ai même pas souhaité la bienvenue alors je me rattrape maintenant (en te validant avec un certains retard certes ) mais... mais cette fiche, je meurs Ce personnage, j'adore l'idée du scénario déjà (Hyacinthe et Oz se ressemblent tellement ) et la profondeur que tu lui donnes à ton personnage, j'ai pris mon temps pour lire ta fiche parce que j'avais l'impression de me trouver devant le début d'un roman ou un roman résumé et.... et c'est vraiment formidable ce que tu arrives à faire, l'histoire Tous tes parties d'histoire, tu y mélanges beaucoup de tristesse et elle nous donne à voir un petit Oz totalement perdu, avec sa peur de l'abandon. C'est beau voilà

Félicitations, tu es validé(e). Avant de franchir les portes de Florence, voici quelques conseils qui pourront t'aider à survivre. D'abord, il te faut VÉRIFIER TON AVATAR DANS LE BOTTIN pour avoir la certitude qu'aucun double, maléfique ou bénéfique, ne vienne te voler ton visage. Ensuite, tu peux aller CRÉER TA FICHE DE LIENS ET DE RPS afin de ne pas terminer en âme noire et solitaire. Pour ce faire, tu peux aussi CRÉER UN SCÉNARIO et peut-être retrouver un visage de ton histoire, une personne avec qui survivre et mourir dans ce chaos. Enfin, si tu veux te détendre et oublier les sombres mémoires du passé, tu peux aller FLOODER avec les autres florentins. Mais n'oublie pas, il faut toujours se méfier de son voisin, ici. Alors, bon courage et bon jeu.



Les plaies
Elle rêvait de devenir invisible : tout voir, tout entendre, tout apprendre, sans que rien de palpable ne signalât sa présence. Elle ne serait plus qu'une onde, un souffle, un parfum peut-être, rien qu'on pût toucher ou attraper.
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