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Aux Belles Gambettes C&R

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la nuit je mens, à Paris je me fonds

MESSAGES : 43
DATE D'INSCRIPTION : 31/10/2015

MessageSujet: Aux Belles Gambettes C&R   Jeu 5 Nov - 15:45

aux belles gambettes
calla & rubi
We used to have it all planned We thought we knew what it all looked like We were looking out on the greatest view We were raised to take a stand We were raised to keep an open mind We believed we'd just sail on through Now I'm a hundred miles an hour Sitting in my palace without any power Alone in the dark

Tes deux pieds posés sur ta planche, tu roules le long du trottoir, te frayant un chemin avec aisance entre les obstacles (humains) qui croisent ta route. Même si tu te prends quelques remarques, et/ou injures, tout cela est loin de t'atteindre. Tu ne sais pas quelle heure il est, il est fait nuit, tout simplement, comme estimation, ça te suffit. Tu ne sais plus ce que tu as fait aujourd'hui, ça ne devait pas être une journée très palpitante, et tu es loin de savoir ce que tu vas faire demain. Tes pas, ou plutôt tes roues, te guident dans la rue, et tu es attiré par les lumières des bâtiments autour de toi. Tu finis par t'arrêter, et, d'un coup sec du pied sur l'arrière de ton skate, l'engin est propulsé dans les airs, et tu le rattrapes au vol, pour ensuite le glisser sous ton bras. Dès que tu ouvres la porte du bar qui a l'honneur de te recevoir, plusieurs visages se tournent vers toi, et c'est avec plaisir que tu souris à chacun d'eux. Tu aimes recevoir ce genre d'attention, et tu prends toujours le temps de remercier les personnes qui ne manquent pas de répondre à tes charmes. Même si elles sont nombreuses. Tu ondules jusqu'à une table libre. Ton skate sous la table, tu as les pieds posés dessus et tu t'amuses à le faire rouler de droite à gauche. Tu sifflotes la musique qui passe dans le bar, en écho, et tu épluches d'un œil expert les boissons et autres cocktails proposés par la carte du bar. Ok, non, ce soir, tu veux faire quelque chose de spécial. Ni une ni deux, tu sors ton téléphone portable de ton sweat à capuche bleu ciel, tu envoies un texto simple, mais que tu sais efficace, à C' de ton cœur. Viens si tu l'oses, j'suis Aux Belles Gambettes, à Pigalle. Dans ton fort intérieur, un rire de satisfaction, et avec un côté un peu trop machiavélique, résonne. On vient passer commande, mais d'un geste de la main, tu déclares attendre quelqu'un. Bien entendu, on n'insiste pas. Pas après ce petit pincement de lèvres que tu arbores, et tes yeux pétillants dont tu uses pour attendrir. Allez, va-t-en maintenant. penses-tu, et le serveur sort de ton champ de vision. De nouveau seul à ta table, les yeux rivés sur l'écran de ton téléphone, tu réponds à quelques commentaires sur le dernier article qui est sorti sur toi, vantant tes mérites. Quelle magnifique invention que le téléphone portable, bien que sa médiocrité en terme d'espérance de vie te rende complètement dingue. Tu as dépensé énormément pour avoir la meilleure qualité possible en terme de batterie. Toi qui déteste tout ce qui meurt facilement, un téléphone devrait être un des objets que tu répugnes le plus. Heureusement, il se montre très utile dans une autre catégorie qui te tient à cœur, son pouvoir contre l'ennuie. Avec ça, tu ne t'ennuies jamais.

Tu te demandes comment tu vas pouvoir rendre ta C' folle de rage, ce soir. Ce n'est pas anodin de l'avoir invité dans un lieu bourré de monde. Les possibilités n'en sont que décuplées. D'ailleurs, tu ne doutes pas une seule seconde qu'elle réponde à ton appel. Tu n'as pas particulièrement faim, aujourd'hui, tu te sens plutôt en forme. Bien que tu sois mort de froid, mais ça, c'est toujours comme ça. Même les mains au dessus du feu, ta peau reste de glace. Cependant, pour une fois, tu te rapproches plus de la tiédeur que du vent glacial, et ce, merci, à la jeune femme qui s'est vue réduirse son espérance de vie de cinquante ans en moins, il y a de ça une dizaine d'heures. Tu lui as cependant laissé le loisir de quelques années de plus, à cause de son goût prononcé pour les fleurs. Une petite faille de ton passé. Mais c'est déjà oublié.


© Gasmask
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la nuit je mens, à Paris je me fonds

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MessageSujet: Re: Aux Belles Gambettes C&R   Sam 7 Nov - 23:51


“I am convinced that different people awaken different beasts in you”


RUBI & CALLA





Le paysage défile entre Saint-Marcel et Gare d'Austerlitz. Le dos contre une porte qui ne s'ouvre pas à toutes les stations. Les écouteurs dans les oreilles pour ne pas être dérangée. Pour ne pas sentir trop la solitude. Les doigts se resserrent sur les anses de ses sacs. Séance shopping. Calla s'est autorisée un petit plaisir. Une garde robe à renouveler pour ne pas rester dans les mêmes fringues usées. Recoudre les trous, refaire les ourlets à force, ce n'est plus suffisant.  Elle a besoin de nouveautés. De tissus qui sentent bon le neuf. Des vêtements qui n'ont pas connu le tambour de la machine à plusieurs reprises ni les mains baladeuses des clients. Quelques petits trésors douloureux pour le budget entre différents achats de mauvaise qualité. Le téléphone vibre dans la poche, elle attend que le métro quitte la station. Que les portes coulissantes se referment pour le sortir. Question de sécurité, un vole est si vite arrivé, même si son portable n'est pas le plus recherché ni le plus cher qu'il existe sur le marché. Le nom de l'Emmerdeur s'affiche au dessus d'un défi. Il l'énerve avec ses petites phrases. Les provocations avec son petit sourire qui la fait fondre. Calla déteste Rubi et son comportement, mais elle ne peut pas se passer de lui. Il est une drogue. Les doigts touchent les lettres tactiles de l'écran puis efface le message. Entre insultes et réponse froide. Distante, elle fait son maximum pour ne pas lui montrer qu'il réussit tout ce qu'il entreprend avec elle. Son jeu étouffant que la jeune femme aime relancé quand il lui manque. C'est un jeu en duo, l'un sans l'autre il n'est rien. Elle le commence il le termine. Il le commence elle le termine. Chamailleries, gestes déplacés pouvant être choquant pour d'autres. Des coups plus violents, qui font mal pour réellement tester. Imposer sa puissance, sa victoire. Elle range rapidement son téléphone quand le transport atteint la station suivante. Le reste de la ligne semble si long jusqu'à Stalingrad. Calla s'échappe, glisse entre les voyageurs qui forcent pour rentrer dans le métro. Presse le pas dans les couloirs pour rejoindre le quai de la ligne deux. Qu'a-t-il prévu ? Rubi arrive toujours à la surprendre, pas forcément du bon côté, mais c'est une chose qu'elle ne peut lui retirer. Ça donne un peu de piquant à sa vie. Lui qui est comme elle. Les limites, elle ne connaît pas ! Avec lui encore moins. Elle se hâte quand les portes du métro s'ouvrent. Bientôt, elle y est presque. Persuadée que c'est une erreur, une mauvaise idée, mais elle y va quand même. Prête ou presque à affronter le gamin. Décidée de ne pas le laisser gagner, le laisser prendre le dessus.
Les yeux cherchent la victime. L'enfant qu'elle va torturer. Calla se fait discrète, ne veut pas spécialement être remarquée. Ce soir, plaire n'est pas dans ses plans. Elle avance vers lui, libère sa main droite en faisant glisser les sacs dans la gauche. Les hostilités commencent. Pettersen tire sur une mèche de cheveux du blondinet.  « L'morveux tu crois que j'ai rien d'autre à faire de mes soirées ? » Le dernier mot prononcé et elle est déjà assise en face de lui. Les sacs sous la table, entre les jambes, elle retire sa veste.  « Tu veux quoi ? » La voix est froide. Calla fait son maximum pour être distante. Elle ne veut pas lui montrer que son message l'a énervé. Qu'elle a été contente de voir son surnom s'afficher sur l'écran.  « Alors ? On se sent seul ? » Un clin d’œil moqueur. Les cheveux sont attachés rapidement. Un truc qui n'a pas trop de forme. Certains cheveux échappent à la prise et retombent près de son visage ou dans sa nuque.   « Tu sais que ma compagnie est payante p'tit con? »  Le pied se pose sur le skate sous la table. Elle aime envahir son espace privé. Toucher les choses qui lui appartiennent sans demander la permission. Pour l'énerver, mais surtout pour lui montrer qu'elle est là, prête à jouer.  


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